Nous savons que dès l’antiquité romaine, le berger blanc suisse a été décrit. Aussi, à la fin du XIX siècle, on tenait ce chien à la cour des Habsourg, parce qu’ils s’accordaient bien avec les robes blanches des demoiselles de la cour et avec les chevaux blancs de race Lipizzan. Mais depuis ce temps jusqu’à nos jours, le berger a dû surmonter de nombreux obstacles. Ces bergers si attractifs ont été discriminés et critiqués comme aucune autre race pendant des décennies.
Aux débuts de l’élevage du berger en Allemagne, la couleur blanche n’était en rien exceptionnelle. Les chiots blancs étaient enregistrés de façon régulière. Plus tard, on a commencé à séparer ceux de la couleur blanche pour l’éliminer du standard du Berger allemand. Depuis ce temps, la couleur blanche a commencé à être dépréciée et même accusée de causer des défauts. C’était la fin du Berger blanc en Allemagne et dans toute l’Europe.
Aux Etats-Unis, les bergers allemands blancs tout comme ceux de couleur traditionnelle étaient enregistrés. En 1917, la première portée de 3 chiotsest née. A partir de 1920, un éleveur de Minneapolis importait les bergers blancs d’Allemagne, d’où on ne voulait pas d’eux. Aux Etats-Unis ils étaient très populaires. Depuis ce temps, des lignes d’élevage différentes ont été créées aux Etats-Unis et au Canada. Grâce à cela, le Berger blanc suisse a survécu après sa disparition en Europe.

L’élevage en pureté raciale a créé une nouvelle race à part. Le premier Berger blanc suisse a réapparu en Europe en 1970. Une Suisse, Agatha Burch, a ramené en Suisse un berger blanc qu’elle a appelé Lobo (né le 15 juin 1966). Il a été enregistré en SHSB. Lobo était un excellent chien de travail et pendant quelques années il a réussi à nombreuxtests pratiques. En 1973, madame Burch, après une lutte ardente, a pu enregistrer en SHSB quatre enfants de Lobo et du berger anglais Blinkbonny’sLilac sous le nom de Shangrila’s.
C’était une étape importante pour l’élevage du Berger blanc en Europe. Grâce aux enfants de Lobo et aux imports supplémentaires des Etats-Unis et du Canada, l’élevage du Berger blanc a perduré.
Le berger s’est répandu sous le nom de Berger blanc américain-canadien ou Berger A.C., mais pendant près de 20 ans il était exclu des registres d’élevages officiels. Enfin, en 1989, un club appelé GWS a été créé en Suisse. Sa mission était de faire reconnaitre le berger blanc suisse par la plus grande fédération cynologique du monde, la FCI.

En 1991, la GWS a été accepté par la Société CynologiqueSuisse (SKG). Les experts de SKG ont conclu qu’au cours des dernières décennies le Berger blanc s’est développé à tel point qu’une race à part a pu être créée. SKG a élaboré le standard temporel de cette race et la FCI a accepté la nouvelle race sous le simple mais significatif nom de berger blanc. 10 membres l’ont suivi et ont enregistré la nouvelle race dans leur pays. Pendant quelques années, plus de 5000 Bergers blancs ont été enregistrés dans les registres d’élevage officiels. Pour que la FCI accepte une nouvelle race, des conditions rigoureuses doivent être remplies. Ces conditions ont été remplies et documentées. Comme aucun autre pays ne voulaitprendre la responsabilité pour cette nouvelle race, c’est la Suisse qui a présenté une demande pour que le Berger blanc soit accepté comme une nouvelle race et a créé le standard de race. Après l’examen des documents par des experts, après de différentes difficultés, la FCI a publié le standard numéro 347, contenant le nom Berger blanc suisse. La Suisse est donc devenue aussitôt le pays de provenance et du patronage parce qu’elle a pris la responsabilité de cette race au moment de la demande.
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